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  • Christophe BICHON

Une expérience avec le poireau : l'art de faire durer le plaisir!


A l'heure où l'on commence à semer ses poireaux, je vous partage une expérience un peu inhabituelle avec le poireau


Quand nous avons emménagé dans cette maison, fin août dernier, il était bien trop tard pour planter des poireaux.

Pourtant, chez nous, on aime les poireaux!

Alors le compromis a été d'en acheter régulièrement, et de récupérer la base de chaque poireau puis de les planter au fur et à mesure.


Nous coupons la base du poireau avec ses racines sur une épaisseur de 1 ou 2 cm, puis je les plante dans le potager à une profondeur de 5 à 10 cm. Je ramène la terre à sa base au fur et à mesure de sa croissance (pour avoir le plus de blanc possible)

Le poireau a cette capacité de s'enraciner facilement.

C'était la première fois que je faisais ça. J'étais sûr que ça marcherait mais sans savoir dans quelle mesure.

Pendant tout l'hiver les poireaux ont poussé. Un quart d'entre eux ont pourri. Ce n'est qu'en les retirant du sol il y a quelques jours que j'ai compris ce qui les avait fait pourrir.

En fait, de nouvelles racines ont poussé seulement sur la circonférence du plateau racinaire.


Toutes les racines précédentes avaient pourri. Ce qui peut se comprendre, étant donné qu'il y a souvent plusieurs jours entre le moment où le poireau est arraché, lavé, conditionné, transporté, mis en rayon et acheté pour être mis au frigo.

Au potager, pour certains poireaux cette pourriture a engendré la pourriture du poireau lui-même.

À l'avenir, si je dois le refaire (ce qui n'est pas un objectif de vie😁) ou si vous êtes tenté de le faire vous-même, je pense qu'il est plus judicieux de couper toutes les racines juste en dessous du plateau racinaire pour éviter cette pourriture.

Toujours est-il qu'au lieu d'avoir dû acheter des poireaux tout l'hiver, je me retrouve avec une modeste récolte de poireaux certes, mais une récolte quand même. Ceux-là ont fini dans un flan de légumes pour le déjeuner de la dernière journée de formation "Potager naturel" (où chacun apporte un plat).

J'en ai gardé un seul, que je vais laisser fleurir. Le poireau attire beaucoup de pollinisateurs.



Puis, je récolterai ses graines cet été. Un seul poireau peut fournir plus de 200 graines... inutile de dire que je n'achète plus de graines de poireaux depuis des années...

Enfin, si vous cultivez du poireau de manière classique, vous pouvez aussi le récolter en deux fois. La première fois, vous couperez le blanc du poireau à 2 cm au-dessus du plateau racinaire et le reste continuera de pousser pour faire une deuxième récolte de poireaux en fin d'hiver, début de printemps. Le taux de réussite sera alors proche de 100 % car il n'y aura pas de choc du à la transplantation.


Une petite info complémentaire qui illustre la possibilité de faire chevaucher deux cultures successives sans retourner le sol: ici, deux semaines avant d'avoir récolté les poireaux, j'ai fait un semis d'épinards de printemps qui a eu le temps de germer avant que je retire les poireaux du sol. Maintenant je vais attendre qu'ils poussent un peu, les éclaircir, puis je les paillerai pour que le sol reste bien humide (les épinards ont besoin d'un sol riche, frais et profond).

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