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  • Christophe BICHON

Le coucou, ou primevère officinale

Le coucou ou primevère officinale, de la même famille que les primevères de nos jardins, est une magnifique fleur de printemps aux vertus thérapeutiques et culinaires intéressantes.


Et quel parfum!


Enfant, ignorant de l'importance de cette fleur pour les butineurs du printemps, j'en ramassais des bouquets que mes deux petites mains avaient du mal à tenir. J'en semais sur le chemin de la maison. Mais la pièce commune de notre ferme était embaumée pour plusieurs jours.


Pour se soigner, on va cueillir les fleurs au milieu de leur épanouissement, on les fait sécher et les utilise soit pour faire des sirops soit pour faire des tisanes aux vertus bronchiques, expectorantes, adoucissantes, très efficaces.


D'un point de vue culinaire, la primevère officinale, comme la primevère de nos jardins, sa cousine, est une plante mucilagineuse. C'est-à-dire que leurs feuilles sont plein de mucilage, une matière qui gonfle et s'épaissit au contact de l'eau. Concrètement, quelques jeunes feuilles dans les salades vous seront plus que bénéfiques pour la digestion et le transit intestinal. En terme de goût, c'est plutôt neutre.


Vous pouvez aussi utiliser les jeunes feuilles (les feuilles plus âgées sont assez coriaces) dans des soupes ou comme substitut d'épinard. Leur cuisson feront épaissir votre préparation.


Vous pouvez manger aussi les fleurs après les avoir séparé la corolle (que l'on consomme) du calice (qui sont des sépales soudées). Elles décorent et parfument les salades. Il m'est arrivé de faire des flans pâtissiers avec leurs jolies fleurettes et celles de myosotis incrustées à l'intérieur. Pas vraiment pour le goût mais pour l'esthétique...


Mais ce qui me fait le plus de bien, c'est de les regarder et les sentir au pieds des haies dans le soleil de printemps...


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